Sylvie Géroux, le Blog

  • Life in Amsterdam - part 1 29 December 2013 | View comments

  • Voilà déjà 4 mois que je suis installée dans une petite rue du cœur d'Amsterdam. Il m'a paru grand temps de commencer le journal d'une frenchie ex-londonienne aux Pays-bas.

    Alors qu'en est-il des clichés de la ville aux canaux ?

    Le premier qui vous frappe et pas seulement métaphoriquement  c'est le nombre de vélos. Ça grouille de partout, ça joue de la sonnette et ça fonce dard dard, sous la pluie, le vent ou la grêle. Des vélos version transport scolaire avec 3 ou 4 bambins blondinets dans le bac avant, des vélos avec parapluie, sac de courses et téléphone à la main - mais qui tient le guidon, on se demande !- des vélos tirés par le chien, d'autres tirant la pauvre bête apparemment moins solide que les mollets d'acier de son maître. Toutes sortes de version ayant toutefois un point commun : attention l'Amstellodamois ne plaisante jamais lorsqu'il chevauche son bien-aimé vélo. S'il sourit parfois, c'est à lui-même pas à vous. 

    Le côté très plaisant de ce penchant est le nombre relativement faible de voitures circulant dans Amsterdam, en particulier dans le centre. Cette quasi-absence de véhicule à moteur est très reposante côté volume sonore, et le niveau de polution est indéniablement bien moindre que dans bien des villes.

    Cependant qu'on se le dise, les habitants d'Amsterdam sont des passionnés de la pédale, et rien ne les arrête ni la météo, ni les feux rouges, ni les touristes imprudents. Pour survivre en temps que piéton, il est préférable de le savoir ! De plus le vélo est Roi au Royaume du Gouda, même lorsqu'il ne roule pas. Circuler sur les trottoirs se rapproche parfois d'une partie de Tétris. Laisser un passage libre au piéton n'est vraiment pas une priorité.

    Au final, je l'avoue, si on ne circule pas soi-même en deux roues, à la longue on a tendance à s'en méfier, voire à développer un instinct de conservation qui tend à se coller contre le mur au moindre coups de sonnette. A voir mes collègues plus anciens dans la place, cet instinct peut au fil des mois se transformer en un sentiment un peu plus agressif du genre "Le prochain qui me vire du trottoir, il finit dans le canal !" Décidément quel que soit l'endroit, partager l'asphalte n'est pas une évidence !

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